Institut d'étude marketing AUDIREP

Labels, normes, obligations : de la case à cocher à la carte à jouer
 
Le rôle clé des études
 

Article Typologie Audirep Avril 2025 Des premières AOC apparues en 1935 au Nutri-Score, en passant par les normes ISO, le RGPD ou l'indice de réparabilité, les règles qui encadrent les marchés n'ont cessé de s'étendre. D'abord axées sur la qualité des produits, elles touchent aujourd'hui la relation client, les données, la transparence ou encore l'impact environnemental… Loin de concerner uniquement les relations entre l’entreprise et le régulateur, elles se jouent désormais en direct avec le client ou le consommateur, sur un emballage, une étiquette, ou au cœur d’un contrat.
 
Le consommateur devient ainsi acteur de la norme qui influence sa consommation. C’est pour le protéger que, depuis le 27 septembre dernier, une directive européenne encadre strictement les allégations de type « vert » ou « neutre en carbone ». Quant au Nutri-Score obligatoire, il revient en débat à l'Assemblée nationale.
 
Pour les marques, dans un paysage où la règle du jeu évolue sans cesse, l'enjeu n'est plus seulement de se conformer, mais d'anticiper.
 
De l'obligation à l'engagement


 

Prouver ou comprendre ?

Face à ces exigences, les entreprises sollicitent souvent les études pour sécuriser leurs démarches et/ou répondre à une obligation réglementaire : l'information est-elle claire, le dispositif recevable, la décision documentée ? Une étape indispensable, mais qui laisse pourtant de côté des enseignements potentiellement précieux.
Elargir le questionnaire à ce stade permet alors de mieux comprendre les mécanismes de sa décision et d’identifier les critères qui orientent ses choix.
 
« L'enjeu, c’est d’optimiser les études en les concevant pour apprendre autant que pour prouver », résume Sandrine Ziza, directrice du département Banque-Finance-Assurance d’Audirep.
 
Le conformité révéle des opportunités

Trois cas concrets, une même conviction

La réglementation s'impose désormais à tous les secteurs, soit frontalement en rayon, soit structurante dans la conception d'un produit, voire même invisible au cœur d'un contrat de service.
Dans tous les cas, la question clé reste la même : comment vos clients ou vos consommateurs perçoivent-ils et arbitrent-ils ces règles ?
 
Nous vous proposons trois exemples d’études qui ont éclairé des décisions stratégiques majeures.

  • Un industriel de l'agroalimentaire hésite à maintenir l’affichage du Nutri-Score sur ses produits après la révision de ses critères : une étude Trade-off lui permet de modéliser les choix en rayon pour arbitrer produit par produit. (lire l’étude de cas)
  • Un fabricant de petit électroménager premium cherche à définir jusqu'où améliorer son indice de réparabilité pour en faire un atout d'image et engager des choix industriels lourds. (lire l’étude de cas)
  • Un assureur santé mesure l'écart entre un contrat juridiquement conforme et un contrat réellement compris par le client, et le relie aux impacts concrets sur les autres indicateurs suivis par l’entreprise (appels, réclamations, insatisfaction, churn…) (lire l’étude de cas)
 

Point commun de ces situations : une règle de départ qui s'impose à tous. La mesure fine des comportements réels, apportée par l’étude, a permis chaque fois à la marque d’en faire un levier de préférence et de croissance.

 
Sandrine Ziza
Directrice du département Banque-Finance-Assurance d’Audirep
 
Anne-Sophie Creyssel
Directrice conseil en études quantitatives Banque-Finance-Assurance
 
Catherine Pouget
Directrice conseil en études quantitatives Grande consommation & Retail