Depuis 2021, pour lutter contre l’obsolescence programmée, l'indice de réparabilité s’est imposé sur de nombreux appareils, avant d’être prochainement remplacé par un indice de durabilité. Pour notre client, fabricant de petit électroménager premium, cette contrainte soulevait une question très concrète au moment de concevoir sa prochaine génération de produits : fallait-il rendre la batterie remplaçable pour améliorer la note, au risque d'augmenter la taille et le prix de l'appareil ? Quel serait le choix du consommateur ?
Se démarquer sur une contrainte commune
« La contrainte s'applique à tout le monde. Le client voulait aller plus loin : comprendre l’impact de cet indice sur l'image de ses produits et s'il devait en faire un élément de différenciation », explique Catherine Pouget, Directrice conseil en études quantitatives Grande consommation & Retail. Or, dans un linéaire, le choix se fait très vite, en synthétisant de manière inconsciente de multiples critères.
Audirep a d'abord mené une phase qualitative pour évaluer la perception de l’indice par les consommateurs. Puis, une étude Trade-off a mis en concurrence l'ensemble des éléments présents sur l'appareil et son emballage : indice de réparabilité, étiquette énergie, label de longévité Longtime Label, durée de garantie, nombre de charges, couleur des étiquettes, taille de l'appareil... Même la couleur des étiquettes a été testée selon différents scénarios. Un choix méthodologique décisif car concernant l'environnement, les réponses déclaratives sont souvent biaisées.
Des arbitrages chiffrés
Quelle mention est la plus valorisée ? À partir de quelle note l'indice devient-il un booster d'image ? Quels compromis le consommateur accepte-t-il sur l'encombrement, sur le prix ? Les réponses permettent au fabricant de calibrer ses efforts : où investir pour gagner des points, et jusqu'où. Une aide à la décision cruciale lorsque de véritables choix industriels sont en jeu !
Le contexte vient encore justifier cette démarche. Depuis le 27 septembre 2026, la directive européenne « Empowering Consumers » encadre strictement les allégations génériques comme « vert » ou « écologique », proscrit les labels autoproclamés et la neutralité carbone fondée sur la compensation. Sa transposition en droit français reste en cours. Les repères officiels et certifiés, comme l'indice de réparabilité, deviennent ainsi les arguments environnementaux les plus solides à la disposition des marques. Encore faut-il savoir lesquels pèsent vraiment dans le choix.